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Château - Eglise St-Remy - Chapelle Ste-Gertrude - Chapelle Ste-Anne - Dieu de Pitié - Vieilles maisons

Le Château

La tradition rapporte qu'à Selongey aurait été édifié un château fort près de l'actuel Champs de Mars. La dernière tour aurait été détruite par le Duc de Bourgogne, Philippe Le Bon, en 1432.

L'église Saint-Remy

Elle fut classée monument historique le 20 juillet 1908.

Edifiée au XIIIe, probablement dès 1230, sur le modèle basilique, l'église de Selongey est un monument de vastes proportions : 48,5 m de long, 24,4 m dans sa plus grande largeur et 8 m de hauteur sous voûtes. Le chœur mesure 10 m de long sur 9,75 m de large.

Le bâtiment fut remanié, restauré et agrandi à plusieurs reprises. Au XIVe, le chœur fut élargi et devint transept, un nouveau chevet lui succéda. De l'ancien chœur, il ne reste qu'une fenêtre à meneaux du XIIIe. Du XIIIe, il subsiste la partie des trois nefs entre le porche ouest et le clocher actuel. Le clocher édifié au XIVe a été déplacé vers l'est au XVIe. Les travées de chaque côté du chœur actuel ont été ajoutées au XVe. Dès 1557, on a reconstruit la demi-nef actuelle, dite chapelle de la Sainte-Vierge et de Saint-Vincent. La porte principale donnant sur l'ancien cimetière date de 1604.

Le chœur actuel a été reconstruit au XVIIIe siècle, par suite d'un éboulement accidentel; il a été refait beaucoup plus légèrement et son architecture n'est pas en harmonie avec le reste de l'église. Le chœur de l'église est éclairé par 5 grandes fenêtres munies de verrières.

On accède dans l'église par une belle porte plein cintre à tympan tréflé et encadrée de colonnettes alternativement saillantes, annelées ou rentrantes. A l'intérieur, les piliers trapus représentent une particularité rare : ils portent tous en hauteur la peinture d'un apôtre. Les diverses chapelles sont voûtées de nervures prismatiques à pénétration, et éclairées par des fenêtres à divisions flamboyantes.

Les pièces les plus intéressantes que renferme l'église sont nombreuses. Citons :
• un bénitier en métal, en fonte du XVIe, qui n'est qu'une ancienne cloche renversée reposant sur sa base,
• un vantail d'armoire du XIIIe, en bois, muni de barres en fer forgé,
• un abbé mitré du XVe,
• une pierre tombale gravée à l'effigie de Gérard de Rubilly datant de 1531. Il fut fondateur d'une chapelle qui sert aujourd'hui de sacristie. Il y a d'autres pierres tombales engagées sous les bancs ou les autels,
• une plaque en marbre, de fondation de messe, du XVIe,
• plusieurs peintures murales du XVIe situées dans le transept,
• une inscription en latin du siège de Gallas,
• divers tableaux et peintures,
• un grand Christ de Champlitte du XVIIe,
• un orgue de compositeur Widor fabriqué en 1892, transféré à Selongey en 1986 et restauré de 1986 à 1989.
L'église renferme encore nombre de trésors que l'on pourra apprécier lors d'une viste à l'église Saint-Rémy.

A la sacristie se trouve un coffre fort fermé par une porte bardée de ferrures en fer forgé du XVe siècle.

Dans le clocher, auquel on accède par la porte intérieure de la tourelle, se trouve un célèbre carillon datant du XIVe, composé de 48 cloches dont une est visible de l'extérieur, muette aujourd'hui, c'était une braillarde autrefois qui servait à alerter la population pour tout évènement. Ces braillardes rares de nos jours ont une facture particulière : leur diamètre est plus important que la hauteur, et leur son est agressif. Les 48 cloches enfin rassemblées le 29 octobre 1979, grâce à la générosité de Frédéric LESCURE, ont été fondues pour un poids total de 7860 kilos.


La chapelle Sainte-Gertrude


Édifiée en 1530, elle fut construite sur l'emplacement d'une chapelle plus ancienne ou d'un édifice païen antérieur à la suite du vœu d'un marchand de draps originaire de Nivelle. Elle est située à Montagny, à un quart de lieue du bourg de Selongey.

Elle fut consacrée par le cardinal de Givry, évêque de Langres.

Elle est composée de deux portiques à colonnades et d'un autel des morts à l'entrée côté est.
Elle renferme une statue de Sainte-Gertrude, reconnaissable aux souris qui montent le long de son manteau et un autel de Sainte-Reine. Sainte-Gertrude de Nivelle, abbesse, est née en 626 et décédée en 659 à l'âge de 33 ans. Elle se montra la mère des orphelins, la consolation des captifs et des étrangers. Elle est invoquée pour la sauvegarde des voyageurs, mais aussi contre les dégâts que causent les souris et rats des champs. Fille de Pépin de Landen, maire du Palais, sous les Mérovingiens, elle fait partie de la souche de Charles Martel, Pépin le Bref et Charlemagne.


La chapelle Sainte-Anne

Située au Nord de Selongey, elle date de 1637 et fut restaurée en 1724.

Autour de cette chapelle, on enterrait les pestiférés, les lépreux et même les victimes du choléra en 1854.

Dans la combe voisine aurait habité autrefois un monstre ou énorme serpent venimeux dont l'aspect glaçait de terreur. Cette tradition est sans aucun doute un souvenir des derniers animaux gigantesques de la préhistoire.

En 1793, un enfant, Nicolas Roth, âgé de 6 ans et demi, y fut dévoré par les loups alors qu'il venait cueillir des mûres avec 4 de ses camarades.

Elle renferme une statue de Saint-Roch.

 

Le Dieu de Pitié

Situé au bord de la route menant à la chapelle Sainte-Gertrude, se trouve un ecce homo dans une sorte de niche, appelé dans le pays, le Dieu de pitié.

Il représente le Christ assis, pieds et mains liés, couronnés d'épines, tel que Ponce Pilate le montra à la foule au début de la passion. Cette statue de pierre, à attitude expressive, est attribuée au maître sculpteur de l'école Saint-Michel de Dijon.

Elle fut érigée autrefois contre le mur de l'église paroissiale par Thibaut de Billebaudet et son épouse Catherine de Martinecourt. On lit sur le socle daté de 1602 une inscription latine et grecque : "Billebaudet fac (it) seigneur divin, souviens toi de moi, voila l'homme".

 

Les vieilles maisons

Le cœur du village compte plusieurs maisons anciennes.

Les mieux conservées sont deux maisons du XVe et XVIe siècle avec des tours d'escalier rondes ou octogonales. Elles se trouvent Place des Halles et Rue Géliot.

La maison dite des Templiers a conservé un tuyau de cheminée circulaire du XIVe siècle.

La mairie possède un magnifique coffre style François 1er en chêne massif, bordé d'élégantes ferrures.

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